En avant.

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Cette nuit j’ai fait un cauchemar. Ça fait longtemps que j’en avais pas fait. Me souvenir de mes rêves, par contre, ça oui je m’en souviens. Tous les détails, la couleur des habits des gens qui étaient avec moi, leur visage, intonation de voix, l’endroit où ça s’est passé. Bref. C’est à s’y méprendre avec la réalité.
Cette nuit c’était angoissant. J’ai pas dormi de la nuit, et évidemment,c’est juste avant que mon réveil sonne que je commence mon sommeil profond. Là oui. J’ai fait le cauchemar où, même quand j’essayais d’ouvrir les yeux, il y avait une espèce de pression et curiosité mal saine en moi qui voulait que je continue de vivre la suite. Bizarre hin. Un peu comme la vrai vie tu me diras.
Alors voilà, on était un groupe d’amis. Des amis de mon enfance que je n’avais pas vu depuis des années (ça fait bizarre de les « voir » à presque 25 ans, dans mon rêve; si ça se trouve ils n’ont pas changé autant que la nuit dernière); d’autres personnes que je côtoies régulièrement et récemment; des amis de Master, des amis type « meilleures amies » ; des étrangers; et aussi Ronaldo. Non! C’est pas une blague haha.  Moi qui ne suis pas une fan de foot; qui ne suis pas l’actualité footballistique. Pourquoi Ronaldo était hier soir dans mon rêve? Sur un bateau. A échapper à la terreur de la Terre.
Oui oui, mon rêve était bien sur une évasion de quelques personnes de la planète Terre qui était devenue invivable. Changement climatique, maladies, guerres. Bref. Un peu ce qu’on vit aujourd’hui en fait. (Je ne suis pas si pessimiste d’habitude j’te jure:). Et on était tous sur un espèce d’énorme bateau. Il y avait des vagues immenses. Et puis un marchait aussi sur des volcans, des cratères et on essayait de jardiner pour manger. Pour survivre. Et là, dans notre périple, on traversait une ville fantôme. Un immeuble a cassé le bateau en deux. J’ai donc quitté mes amis. Je tournais dans tous les sens, je regardais de tous les côtés. Je transpirais. J’étais essoufflée. Et j’ai entendu une musique.Là tout d’un coup.

C’était mon réveil.

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Australian Fact #2

Quoi, tu n’as pas de tongue? Pas de soucis, ya des distributeurs dans la rue pour ca.
Oui oui, c’est monnaire courante ici. Tu trouveras toujours tongue a ton pied.
La tongue est un peu une Institution ici.

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Australian Fact #1

Aujourd’hui je marche dans la rue, en mode busy-ness woman, vraiment pas le temps de trainer a regarder à gauche à droite. Mais pourtant, aujourd’hui je vois toutes les femmes habillées en mode « je vais a un mariage, alors je mets une meringue sur la tête avec des couleurs plus horribles les unes que les autres ». Ah oui c’est vrai… Aujourd’hui c’est la Melbourne Cup: ou comment se prendre un day off pour regarder une course de chevaux habilles sur ton 31. Enfin bref, la grande classe a l’Australienne quoi.melbourne-cup_girls

Stay alive!

Mais en fait; aller loin c’est bien, c’est beau, c’est une nouvelle aventure.
Mais parfois le Bonheur se trouve plus près qu’on ne le pensait.

Trois mois!
Chaque jour je découvre un peu plus de l’Australie. De cette culture, de ces inégalités (hé oui!), de cette mentalité, de cette beauté. Oui, chaque jour je me dis « Mais Camille, tu réalises que tu es à l’autre bout de monde ou pas? Allez, ouvres les yeux et fais en sorte de te gaver de tous ces instants, tu ne les vivras qu’une fois. » Et ça marche, sourire au visage, je file à la plage. Appareil photo, livre, musique et prête pour passer une aprem.

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Adelaide Advantage, Camille’s speaking!

Samedi soir. Dans mon lit. Avec un thé et des cookies. Ca devient une petite tradition.

Je n’ai plus vraiment la notion du temps. Déjà que je n’ai jamais été bien douée avec le sommeil, la nuit; ici, c’est la même que avant version x10!

Voilà, 5eme nouveau pays en 2ans; qui aurait cru hin!
5eme fois 6 mois dans un nouvel environment.
5eme fois à défaire ses valises.
5eme fois à découvrir de nouvelles têtes, une nouvelle culture, un nouveau pays, un nouveau chemin de vie.
5eme fois, et toujours la même appréhension, ça, c’est dans les veines, ca ne s’en va pas. 5eme fois que je ne pose 10.000 questions, que je me demande si j’ai fait le bon choix, si ce n’est pas encore temps de faire marche arrière, mais que enfait je réalise que c’est comme ça chaque fois, c’est juste un pas à franchir, &si j’ai trop peur, je ferme juste les yeux, respire un grand coup et quand je les re ouvrirai, que je regarderai tout autour de moi, c’est à ce moment là que je réaliserai où je suis, ce que je suis, qui je suis et pourquoi je suis ici.

Qui dit nouveau pays, dit défaire ses valises, s’installer dans sa chambre (dont j’ai changé l’organisation 3 fois déjà! haha, je pense que  celle-là sera la bonne!); s’approprier les lieux, la ville, les supermarchés (où les caissières te demandent toujours si « How are you today? », et non pas par politesse, il faut leur répondre vraiment!); les transports (comme le tram pour aller à l’océan, mais pas se tromper de côté…oui oui, j’avais ‘oublié’ qu’en Australie, on conduisait à gauche…encore un moment d’étourdissement…); les gens, le travail, les horaires… Bref, une nouvelle vie! Non pas que je ne sois pas contente d’être ici, bien au contraire; depuis le temps que je rêvais de mettre un pied si cette si grosse île à l’autre bout du monde, j’aurais jamais cru y aller aussi « tôt »; je me sens toute déboussolée. Je n’ai plus mes repères, mes amis de l’EMBS. Ils sont avec moi en Whatsapp, en Skype, en photo sur mon armoire, mais pas physiquement. C’est un manque, un gros vide en fait. On a tout découvert ensemble, tout appris ensemble, subit aussi un peu parfois, on a grandit ensemble. A présent, je dois découvrir de moi-même, apprendre par les autres, par moi-même aussi parfois, et grandir encore et toujours, chaque jour. Chaque jour un peu plus.

Ici, je me rends compte que les australiens sont vraiment pas ce que je pensais. Ces fameuses idées toutes faites qu’on a dans la tête! La vie n’est pas comme je l’imaginais, c’est mieux, c’est moins bien, ça dépend de tellement de choses.
Ici, si tu traverses au rouge, c’est $120 fees, ouais, un peu comme en Allemagne quoi.
Ici, les feux tricolores durent une éternité (au rouge pour les piétons!) et quand ça passe au vert, tu n’as pas le temps de traverser que c’est déjà au rouge! ahah
Ici, les australiens prennent leur temps, beauuuucoup de temps. Pour tout, pour rien.
Ici, tu vois des koalas, des kangourous en voiture, et ça, c’est normal. On n’est plus surpris après quelque temps m’a-t-on dit. Moi, je lui suis toujours autant, même plus qu’avant!
Ici, les gens laissent toujours leur porte ouverte, ils n’ont jamais peur de quoi que ce soit, de qui que ce soit. Dans les bars, dans la rues, dans les magasins. Partout.
Ici, tu n’enlèves jamais tes chaussures à l’intérieur d’une maison!
Ici, si on t’invite à un « cheer-up meeting », tu sais que ce sera du vin, du fromage et des m&ms!
Ici, la fameuse bière Foster qu’on boit en Europe, celle qu’on croit si australienne… Bah on n’en boit jamais ici, c’est juste « pour l’exportation tellement qu’elle est pas bonne! »
Ici, tout le monde me dit que « everything sounds much better when it’s in French »

Samedi soir, toujours dans mon lit, le nez tout froid, sous mon plaide.
Un peu de ma vie.
Cami Aussie.

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« No worries »

Voilà, j’ai posé mes valises,
Collé quelques photos au mur,
Commencé à prendre mes marques, des photos,
A découvrir petit à petit le monde qui m’entoure,
Ma ville, mon chez moi, mon nouveau pays pour 6 mois, 
Les aussies habitudes, le rythme de vie.
Demain, c’est LE grand jour. 

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Ps; Oh by the way, I know you read my blog. You. I can see when you check it. Please, stop. & do not think it is easy for me to throw 1000 past shared moments away. Oh no. My situation is worse than yours Darls. Really. I just have to be strong, as usual, and go on. &smile. &protect myself from everything, from everyone. But « c’est la vie », right?